Portrait : Edouard Negre, omnipraticien adepte des Aligneurs « Qui ne progresse pas, régresse ! »

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Parlez-nous de votre parcours professionnel et de vos expériences passées, que vous ont-elles appris ?

Je fais office de vieillard quand je vois toute cette brillante jeune génération ! J’ai commencé à travailler en 2002, juste après ma thèse la même année. Je suis diplômé de la Fac de Nice, en tant que pur produit du sud de la France.

Mon parcours a été somme toute assez classique. J’ai fait 4 ans de collaboration dans deux cabinets avant de me lancer et de racheter le cabinet de mon chef de service de prothèse à la fac. Pour l’anecdote il me l’avait proposé juste après mon diplôme mais je trouvais les chaussures trop grandes pour moi et avais décliné l’offre.

J’ai été attaché puis assistant en prothèse pendant 7 ans dans ma fac, en prothèse fixe et amovible en faisant parallèlement des CES et DU pour me former en implantologie et chirurgie.

Ce qui a changé ma vie professionnelle a été l’introduction des aligneurs dans ma pratique quotidienne. Avant cela, je réservais les cas comme ça à des traitements complexes alors que cela peut s’appliquer à bien des domaines. Ajoutons à cela l’entrée de l’empreinte optique et ma vie a totalement changée ! J’ai découvert un autre monde, une autre façon de travailler qui me comble entièrement. J’ai pas mal lâché le bistouri du coup et dégainé mon empreinte optique et mes aligneurs.

 

Comment sont structurés votre cabinet et votre équipe (nombre d’assistant.e.s et leurs rôles, fauteuils, agencement, lieu de travail etc.)

Je suis entouré de deux assistantes avec une collaboratrice avec deux fauteuils entièrement équipés, empreinte optique comprise. J’ai également un dentascan et une usineuse dans mon cabinet qui s’intègre complètement dans ma pratique quotidienne. J’essaye d’avoir un cabinet qui me ressemble avec notamment des planches de comics aux murs…A l’heure actuelle, j’ai un projet d’association avec un ami paro…affaire à suivre !

 

Comment est organisée votre semaine ? Combien de jours travaillez-vous ? Selon quel schéma ?

Je travaille 4 jours pleins par semaine, 8h-19h non stop avec le mercredi de coupure pour m’occuper de mon fils. Je prends pas mal de vacances quand même, environ 8 semaines par an et fais pas mal de conférences/formations à droite à gauche qui me prennent aussi pas mal de temps. Je réfléchis aujourd’hui à réduire mon temps de travail…

 

Comment faites-vous pour équilibrer vie professionnelle et vie personnelle ?

Je sépare clairement travail et famille. Pas de boulot à la maison, ou alors très rarement. Déjà que je passe beaucoup de temps derrière mon fauteuil, je ne veux pas en plus augmenter ce temps d’absence à la maison en me mettant devant mon écran. Les heures perdues avec ma famille ne seront jamais rattrapées ! Et puis j’ai tellement de passions et hobbies à côté à partager avec eux que je ne veux louper ces opportunités.

 

Quels sont vos conseils et astuces pour communiquer efficacement avec vos patients ?

C’est bête mais je vais dire être soi même. J’avais assisté en première année de médecine à un cours de psycho sur la théorie des masques. Ceux qu’on porte en famille, au travail, en société, avec nos amis, nos patients…etc…plus on en a et plus il est difficile de les changer. 

J’ai pris pour parti de ne pas être très différent dans ma vie perso et dans ma vie pro. Ca me simplifie aussi pas mal les rapports avec tout le monde.

Ensuite je pense qu’il faut aussi être clair et loyal envers nos patients. Ne pas promettre la lune, ne pas leur offrir ce que l’on ne peut pas leur donner. Et le truc le plus dur, savoir dire non. Savoir refuser un plan de traitement parce qu’on veut faire plaisir à un patient. Il m’est arrivé de le faire dans le passé et je m’en suis mordu les doigts. 

Quand on commence, ce n’est pas évident de dire non. Aujourd’hui je n’ai plus ce problème…je vieillis c’est horrible 😉.

 

Comment gérez-vous les situations délicates (stress des patients, douleurs, mécontentements) ?

Dieu merci ça n’arrive pas trop souvent ! Déjà parce que mes assistantes sont tops et désamorcent beaucoup de choses. Le souci vient souvent d’un problème de communication. 

Je suis intimement persuadé que nous faisons tous des erreurs, la seule différence c’est la façon dont nous allons les gérer. On peut décider de fuir et de se cacher ou d’y faire face. Ce n’est pas toujours drôle mais je crois que c’est la meilleure chose à faire. Quand on perd un implant, c’est un dans notre série sur l’année, en revanche pour le patient qui perd SON implant, c’est 100% d’échec pour lui, la perspective n’est pas la même clairement ! C’est là où il faut savoir accompagner, rester humble, offrir des solutions. Ne jamais laisser le patient seul dans sa douleur ou son désarroi.

Et puis le principe est simple : traiter les patients comme j’aimerais qu’on me soigne ou qu’on soigne ma mère !

 

Le cas clinique dont vous êtes le plus fier ? (Exposez votre cas avec précision)

Récemment un cas par aligneurs avec un mix de composites et d’implants pour un sourire complet. La patiente ne souriait plus depuis des années et aujourd’hui elle peut le faire à nouveau. Traiter avec aligneurs m’a aussi fait découvrir un monde émotionnel qui me fait énormément plaisir.

Non seulement je suis très peu invasif mais en plus les patients sont contents !

 

Qu’est-ce qui vous rend heureux au cabinet ? Qu’aimez-vous dans votre métier ?

Travailler dans une ambiance sereine, relax, sans conflit avec les patients ou les assistantes. Travailler en ayant le sentiment de faire une dentisterie moderne et conservatrice. J’adore le fait de pouvoir utiliser tous les outils à notre disposition pour planifier les plans de traitement avec le plus de précision possible. Etant geek au dernier degré, j’ai pu combiner cela avec ma vie pro !

 

Quelle est ou quelles sont les musiques qui vous boostent ?

Officiellement et dans le cabinet le jazz et la pop. Officieusement le métal et le rock ! Mais je ne peux pas passer du Ac/Dc pendant les soins…quoique je l’ai déjà fait…

 

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants et tous jeunes praticiens ?

Qui ne progresse pas, régresse. C’est ce que m’avait dit mon prof à la fac et je l’ai retenu. Je devrais le tatouer tiens ! Apprendre, toujours apprendre. Ne pas se reposer sur ses acquis.

Ce qui est dur quand on commence c’est qu’on veut se prouver des choses, mettre en pratique le DU de la veille mais la courbe d’apprentissage est longue et parsemée d’embûches. Ramper, marcher, courir en somme. J’ai mis pas mal de temps à le comprendre. On a toujours à apprendre des autres, des plus vieux mais aussi des plus jeunes ! Ne pas hésiter à lever la main quand on ne sait pas ou demander de l’aide à ceux qui savent.

Pour citer un maître Jedi : « il y a toujours un plus gros poisson » (2 points à celui/celle qui me trouve le maître Jedi en question)

 

Quels sont vos projets aujourd’hui ? Votre objectif pour l’avenir ?

M’associer avec mon ami pour créer une plus grosse structure. Travailler moins mais travailler mieux. Je cours tout le temps, j’avoue commencer à en avoir marre. Faire uniquement ce que j’aime dans ma pratique, à savoir aligneurs et esthétique.

 

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