Les étapes de la préparation d’un onlay, inlay et overlay

Ttechniques de préparation d'un onlay, avec identification des tissus sains vs les tissus carieux

Cet article est un extrait de fiches récapitulatives de notre formation : Le collage de A à Z :
 réflexion, préparation et assemblage des onlays, inlays et overlays

 

Les restaurations collées postérieures telles que les onlays, inlays et overlays, prennent une place de choix dans la restauration de la dent pulpée et dépulpée, associées au principe de l’économie tissulaire.

Grâce aux techniques de collage, nous pouvons maintenant nous affranchir d’une grande partie des préparations périphériques, délabrantes pour la dent tout en préservant la vitalité pulpaire.


Étape 1 : l’isolation


L’isolation est le premier pré-requis indispensable au collage, elle procure un gain de vision, de confort de travail, de tranquillité et de sécurité.

Nous vous conseillons l’utilisation de digues épaisses, permettant une meilleure rétraction des tissus mous pour une meilleure visibilité des limites.

L’utilisation de Téflon dans les techniques de collage constitue une aide précieuse, il vous permettra de dégager encore plus vos limites et garantir une protection des dents adjacentes. Pensez à légèrement humidifier votre instrument (spatule de bouche ou sonde) pour pouvoir le manipuler plus facilement.

Pour vous permettre d’aller plus loin dans la mise en place du champ opératoire, retrouvez notre formation sur la pose de la digue accessible gratuitement en cliquant ici.


Étape 2 : le nettoyage

 

Une fois le nettoyage de la zone lésée de la dent, nous allons pouvoir débuter l’analyse de la structure résiduelle et guider notre préparation.

Le nettoyage peut commencer par la dépose d’anciennes restaurations (composites et amalgames infiltrés) puis l’éviction carieuse.

Pour obtenir un collage efficace, il faut rechercher une surface dentinaire plus jeune, saine, plus ouverte que sur une dentine sclérotique noire, sombre, comme nous pouvons en retrouver sous des amalgames.
Cependant, en fonction de la proximité pulpaire, la conservation de dentine sclérotique permet d’éviter une effraction pulpaire. Pour éviter cet écueil, le curetage du tissu doit être optimal et rigoureux en périphérie de la préparation, plus qu’en son centre.

 

Étape 3 : l’analyse cavitaire

 

Pour les restaurations postérieures collées, il n’y a pas de standardisation des préparations.
La réflexion et l’analyse cavitaire se fait sur l’ensemble des éléments cliniques et de certains principes généraux à respecter. C’est le délabrement des surface dentaires qui va guider la préparation de notre cavité.

Chaque situation à une réflexion et une préparation qui lui est propre.

 

Étape 4 : la préparation

 

Il existe des principes généraux à connaître, mais qui sont propres aux matériaux utilisés et peuvent donc changer à l’avenir :

  • Le respect des épaisseurs minimales de 1,5mm pour du composite et de 2mm pour la céramique.
  • Légère dépouille d’environ 10° des parois.
  • Pas d’angle vif, afin de diminuer le stress interne de la pièce prothétique.
  • Profondeur homogène d’environ 2mm au niveau de la poutre de la restauration.
  • Simplifier la forme afin de favoriser les procédures cliniques comme l’empreintes, la coulée du modèle, l’usinage et enfin le collage.
  • Une distance entre le corps de la dent et la zone de point de contact proximal inférieur ou également à 2mm. Passé cette distance un porte-à-faux de la restauration va se créer avec un risque de fracture. Il est indispensable d’adapter le matériaux en fonction de cette situation.
  • La recherche de rétention n’est pas indispensable, car ce sont les forces de collage qui vont assurer le maintient de la pièce prothétique à la dent.

 

Étape 5 : limites de finitions

 

Il en existe 3 types :

  • Shoulder ou épaulement, comme pour un congé lors d’une préparation pour une coiffe périphérique. C’est une préparation assez large, l’intégration esthétique est assez visible.
  • Butt joint ou finition à plat, intéressante dans les secteurs postérieures, là ou l’esthétique de la limite n’est pas recherchée.
  • Bevel ou biseau, avec un angle à 45 degrés qui permet la meilleure intégration esthétique et offre plus de surface de collage. En revanche elle est plus complexe à lire pour le laboratoire et à polir pour l’opérateur. Les fraises tonneaux, olives, touati sont adaptées pour la réalisation de ce type de finition.

Il est possible de mixer différents types de limites au sein d’une même préparation.

 

Étape 6 : finition des limites proximales

 

Il est primordial de ne pas laisser la préparation proximale au même niveau que notre point de contact : il faut toujours être en dessous ou au dessus.

Les avantages sont nombreux :

  • Le passage de la digue sera plus aisé
  • La lecture de la limite par le laboratoire et l’élimination des d’excès au moment de l’assemblage seront plus faciles.
  • Le prothésiste peut ainsi galber plus facilement le profil d’émergence de la restauration.

 

 

Étape 7 : polissage de l’émail périphérique

 

L’intérêt du polissage de l’émail périphérique permet l’élimination des micro-fractures des prismes d’émail responsables de l’apparition d’une ligne blanchâtre post-collage, qui par la suite donnera une infiltration jaunâtre et un vieillissement prématuré du joint prothétique.

Ce polissage se fait à l’aide d’une fraise bague rouge de 25 microns. Pour pousser davantage le polissage, l’utilisation d’une fraise Arkansas avec irrigation et/ou une pointe silicone diamantée est idéal.

Formation : la préparation et le collage de A à Z des onlays, inlays et overlays

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