Mise en place de votre champ opératoire, ou digue dentaire : Matériel et méthode

Digue-vignette

Choix de la feuille de digue :

 

Il existe de nombreuses références ; afin de vous y retrouver, voici quelques conseils :

  • Privilégiez des feuilles de digues épaisses afin d’obtenir une rétractation optimale de la papille interdentaire et de l’ensemble des tissus mous.
  • La couleur du champ opératoire est également à prendre en considération : les tons clairs permettent d’obtenir un contraste qui améliorera le confort visuel, évitant ainsi la fatigue oculaire lors de la réalisation de vos travaux en bouche.
  • Quant aux dimensions, optez pour les modèles 6’x6′ afin de faciliter le positionnement de la feuille de digue. En effet, il est fréquent de mal appréhender le positionnement de points de perforations, trop à droite, trop à gauche, trop hauts, trop bas… Une grande feuille de digue permet un travail confortable malgré ces écueils.
  • La majorité des feuilles de digue comportent deux faces : la face brillante, sera positionnée en direction de la cavité buccale ; la face mate, sera positionnée vers l’opérateur, pour éviter les reflets lumineux inconfortables du scialytique.
  • Pour maintenir les propriétés de vos feuilles de digue, pensez à les conserver à l’abri de la lumière, dans un endroit frais.

 

Les modèles distribués par Nic Tone font partie des références incontournables

 

Positionnement des points de perforation

Le patron, ou guide perforé, est votre allié pour un positionnement optimal de votre digue. À vous de choisir celui qui vous convient parmi les références existantes, ils vous guideront tous parfaitement.

 

Il existe une autre méthode, tout aussi efficace, nécessitant simplement un marqueur fin noir :

  • Tendez votre digue en la positionnant au contact des faces occlusales du secteur sur lequel vous souhaitez travailler.
  • À l’aide de votre marqueur, dessinez un point sur votre feuille au centre des faces occlusales des dents à isoler.
  • Perforez votre digue au niveau des points ainsi marqués.

Si, en utilisant cette méthode, vous avez des difficultés à tendre votre champ opératoire pour marquer les faces occlusales des dents à traiter, vous pouvez le mettre en légère tension grâce à votre cadre de digue.

 

Perforation de la feuille de digue

 

Il existe deux types de pinces à perforer : la pince d’Answorth et la Type IV

Préférez la pince d’Answorth qui offre une meilleure visibilité lors de la perforation, permettant ainsi un positionnement plus précis de vos repères.

Au moment de la perforation des points marqués (comme vu précédemment), veillez à tendre suffisamment votre feuille de digue afin d’obtenir des perforations nettes et franches, évitant les défauts et micro-déchirures au cours la mise en place votre champ opératoire.

 

Maintien du champ opératoire : les crampons

 

Deux types de crampons existent :

  • Avec ailettes, ils permettent de plaquer la feuille de digue de façon optimale contre les tissus mous, mais sont « encombrants ».
  • Sans ailettes, moins encombrants, ils sont à privilégier au niveau des dents postérieures ou en cas d’utilisation de la technique de mise en place de la digue dite « parachute ».

 

Un crampon est constitué de deux parties : l’arceau et les mors (en cervical).

 

Le positionnement de l’arceau influe sur la rigidité du crampon :

  • Plus l’arceau est proche des mors, plus le crampon sera rigide, nous assurant une sécurité optimale au moment de la mise en place du champ opératoire, réduisant le risque de « saut » du crampon.
  • A l’inverse, un arceau plus large et en position plus distale par rapport aux mors mènera à une perte de rigidité et une déformation du crampon au fil du temps et des utilisations. Afin de prévenir ce phénomène, vous pouvez resserrer votre crampon avec votre pince, en rapprochant les berges des mors.

Ce type de crampon pourra être utilisé, par exemple, lors de travaux sur une deuxième molaire puisque l’arceau (large et distal) ne bloquera pas la tête du micromoteur utilisé sur cette dent.

 

Les mors, quant à eux, sont d’inclinaisons variables.

Plus la zone de plus grand contour d’une dent est cervicale, plus il faudra choisir un crampon aux mors inclinés. Par exemple, face à une dent dont le bombé est très apical (telle que les molaires maxillaires ou les dents en cours d’éruption chez les enfants), les mors d’un crampon plat seront positionnés au-dessus de cette zone et le crampon ne restera pas en place ; vous aurez donc besoin d’un crampon au mors inclinés.

 

La taille du crampon choisi doit correspondre et s’adapter au diamètre de la zone cervicale de la dent à isoler. Dans le cas d’une digue plurale, le positionnement du crampon doit être le plus distal possible afin de profiter d’un champ opératoire ouvert offrant un accès visuel et instrumental optimal.

 

Mise en place de la digue : les pinces à clamps et le cadre

 

Il existe plusieurs types de pinces à clamps ; pour une meilleure adaptabilité des pinces aux crampons, notamment lors du retrait de la pince, n’hésitez pas à retoucher directement les perforations des mors du crampon avec votre turbine et une fraise adéquate.

 

Quant aux cadres, il en existe deux types :

  • En U : la tension exercée sur la feuille de digue sera optimale.
  • EN polygone : il faudra faire attention à ne pas placer le pic du cadre au niveau du nez du patient.

 

Enfin, pour positionner plus facilement votre feuille de digue sur le cadre, il est préférable de placer le cadre sous la feuille de digue, puis de la mettre en tension et de l’étirer sur les pointes du cadre.

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